Table des matières

Se nourrir

Nous avons questionné notre besoin le plus fondamental et qui nécessite une démarche active de notre part1). Comment se nourrir ?

Constat Initial

Un peu de nutrition humaine

Notre énergie provenant des glucides provient majoritairement (à hauteur de 57 %) d'aliments riches en amidon, aussi appelés féculents3).

Les paysages agricoles locaux

La manière dont nous mangeons façonne nos territoires

Vulnérabilité des systèmes alimentaires

Quelle surface nécessaire pour nourrir un être humain ?

Cheminement vers le projet de recherche du Laboratoire Sauvage et les hypothèses associées

⇒ Voir le billet de blog sur une conférence sur l'ingénierie écologique qui revient sur les aspects évoqués ci-dessus.

⇒ Face à ces problématiques, la contribution du Laboratoire Sauvage serait d'expérimenter la production et la transformation de nouvelles ressources alimentaires, notamment dans la catégorie des aliments riches en amidon pourvoyant l'essentiel de l'énergie dont nous avons besoin.

⇒ L'objectif serait de contribuer à l'autonomie alimentaire pour nos populations tout en laissant la place à un maximum de biodiversité.

⇒ Notre hypothèse est que le modèle de la forêt nourricière pourrait nous rapprocher de cet objectif.

Afin de faire évoluer notre alimentation, les aspects sociaux et culturels sont aussi primordiaux. Une approche globale et pluridisciplinaire est souhaitée pour ce projet en émergence.

Pourquoi une forêt ?

⇒ L'idée est d'arriver, à long terme, à une production de féculents dans un écosystème dense, diversifié, relativement autonome et résilient.

Intérêt de la diversification

Les résultats de l'écologie scientifique convergent vers l'intérêt de la diversité génétique au sein d'une espèce, et de la diversité des espèces (mosaïque) pour une meilleure résilience, face à la sécheresse et aux ravageurs (voir le billet de blog sur une conférence sur l'ingénierie écologique). Cependant, cette diversité est difficile à accueillir et à gérer dans des systèmes de grandes cultures industrialisés (voir cette vidéo par exemple : "Managing complexity".

Quels aliments riches en amidon pourrait-on trouver dans une forêt ?

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Les glands de chênes

Les chênes ont l'avantage d'être des arbres moins sensibles que les châtaigniers. Ils trouvent plus facilement leur place dans les sols de l'ancienne région Lorraine. Les glands de tous les chênes sont comestibles, ils contiennent juste plus ou moins de tanins et doivent donc être plus ou moins lessivés.

L'article de blog Les glands de chêne bientôt de retour dans nos assiettes ! résume bien l'histoire et l'intérêt des glands dans l'alimentation : “Les glands sont faciles à collecter et à stocker (plusieurs années une fois séchés entiers dans leur coquille), idem sous forme de farine. Ils peuvent également être considérés comme un produit alimentaire « écologique » puisque le chêne n’a pas besoin de contribution massive en eau, ni engrais, ni pesticide, ni pratique agricole intensive pour sa culture.”

Aliment de base - nutrition

Plantation et production

Conservation

Les désavantages ?

Deux types d'actions identifiés pour le Laboratoire Sauvage

Cueillette sauvage et cuisine des glands récoltés

Beaucoup de chênes ont déjà été plantés en France pour leur bois. Il occupent d'ailleurs une grande proportion des forêts françaises10). La France est le 1er pays producteur de chênes en Europe et le 2e dans le monde, après les États-Unis11). Certaines actions peuvent ainsi déjà être mises en place :

⇒ Une valorisation des surplus de récolte ou des produits transformés pourra être envisagée pour soutenir le projet.

Plantation de diverses variétés de chênes à vocation de production alimentaire

Pourquoi le Laboratoire Sauvage se lancerait là-dedans et pourquoi une démarche scientifique pour cela ?

Les premières explorations et expérimentations

Cuisine de glands

Vidéo ayant inspiré ce premier test de préparation : https://www.youtube.com/watch?v=FA0nTqnfFG0&list=LL&index=14

Points clés issus de ces premiers essais avec Quercus robur (spécimen d'un jardin familial des Vosges, de la commune de Bertrimoutier) :

Terrain de plantations

Forêt de Brainville, bois de la queue de l'étang :

Une zone précédemment plantée d'épicéas est en régénération naturelle actuellement.

Préparation des semis de glands

Stratification à froid

Printemps 2021

Ressources

Les variétés de chênes à glands potentiellement plus doux et où les trouver

Les chênes les plus courant que l'on rencontre dans nos forêt sont le chêne pédonculé, Quercus robur et le chêne sessile, Quercus petraea. Leurs glands sont assez amers et afin de faciliter la cuisine des glands, d'autres variétés pouvant produire des glands naturellement plus doux sont envisagées.

L'idéal pour les chênes serait de planter des glands plutôt que d'acheter des plants en pépinière car le chêne fait très tôt une racine très profonde, qui risque de faire un chignon en pot ou qui risque d'être cassée.

“observed to, once established, survive the historic 2011 drought with little or no supplemental watering” 12)

= Des espèces qui fructifient plus vite ? =

D'autres listes
Autres ressources :

Questions soulevées

Pourquoi ne pas se passer d'amidon ? Pourquoi ne pas se passer de cuisson ?

⇒ Problématique de notre équipement métabolique pour digérer les aliments, hyper adapté aux aliments riches en amidon (beaucoup d'amylases) et cuits.

Nous trouvons de nombreux autres nutriments essentiels dans les noix, les fruits et légumes et les produits animaux (lipides, vitamines, fer, fibres, …), mais nous ne pourrions pas nous contenter de nous nourrir que de ces derniers (restriction calorique trop forte, entraînant certains risques pour la santé, notamment pour le cerveau (troubles neurologiques) et pour la fertilité). 15)

Pourquoi planter des espèces exotiques qui risquent d'être envahissantes ?

Dans le Grand Est, les chênes ont pu autant se développer grâce à l'action de l'homme qui en a fait des plantations, et qui a favorisé sa pousse par la gestion forestière. Le choix de ces pratiques humaines venait du fait que Quercus robur était considéré comme assez productif et fiable pour donner des récoltes de bois. C'est dans ce but que les forêts ont été gérées.

Une espèce beaucoup moins courante comme Quercus bicolor var Michauxii influence_of_soil_type_and_drainage_on_growth_of_swamp_chestnut_oak_quercus_michauxii_nutt._seedlings.pdf, avait été envisagée aussi il y a longtemps pour des plantations pour produire du bois. Il n'a pas été retenu car sa croissance était trop lente et aléatoire dans des conditions de laboratoire.

Face à l'intérêt de diversifier les espèces de nos forêts, accompagné de la possibilité d'obtenir des féculents de qualité tout en favorisant une biodiversité bien plus riche que dans des monocultures de céréales, la balance bénéfice / risque nous semble pencher du côté des bénéfices.

Réflexion sur les châtaigniers

Caraganiers

1)
contrairement à respirer qui se fait passivement, sans que l'on ait à y penser
2)
en excluant l'énergie provenant de l'alcool
4)
Regard nouveau sur les glucides pour la pratique en Diabétologie
5)
aliments riches en amidon
14)
Voir sur ce chêne le livre de F Couplan : La Cuisine sauvage : comment accommoder mille plantes oubliées, détails de nomenclature ici : http://jeanlouis.helardot.free.fr/page_chenes/quercus_michauxii.htm et une expérimentation de plantation : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0925857404001739 )
15)
Biblio à compléter sur le sujet, rassembler les articles trouvés.